SailGP. Victoire américaine à St-Tropez

The SailGP F50 catamaran fleet on Race Day 1 of the Range Rover France Sail Grand Prix in Saint Tropez, France. 10th September 2022. Photo: Jon Buckle for SailGP. Handout image supplied by SailGP

Jimmy Spithill et son équipe ont remporté leur première victoire sur un Grand Prix du circuit SailGP ce week-end à St-Tropez avec à son bord la française Amélie Riou. Le spectacle était au rendez-vous avec du Mistral le samedi mais peu de vent le dimanche. L’équipe française termine 5e mais confirme qu’elle est capable de jouer en haut de tableau.

« Ça va être une autre ambiance », prévenait ce matin Manon Audinet au moment d’entrer en briefing de l’équipe française. « Le mot essentiel aujourd’hui, conclut Quentin Delapierre, c’est la fluidité. Il faut que le bateau navigue comme une plume ». C’est en effet un tout autre exercice auquel ont dû s’astreindre les neuf équipages de SailGP pour ce ‘super sunday’ dans le golfe de Saint-Tropez, largement suivi à terre et en mer par une foule de spectateurs et de fans. Dans un vent bien inférieur à 7 nœuds, les grandes ailes de 29m et les grands appendices ont refait leur apparition sans que les F50 ne parviennent à maintenir le vol bien longtemps. Cette dernière journée de régates sur la Côte d’Azur a été fortement perturbée par le manque d’air : une seule et unique manche de qualification a pu être validée (sur un parcours réduit) avant le lancement de la finale.

Dans cette unique régate, les grands catamarans, en équilibre sur une coque, ont eu du mal à se mouvoir. Les risées éparses ont distribué bons et mauvais points et il fallait garder son sang froid, à chaque sortie de manœuvre, pour ne pas s’arrêter complètement. Les Américains parviennent à maîtriser ce jeu de funambule tandis que les Kiwis sauvent les meubles après un mauvais départ. Les grands gagnants de cette course abracadabrantesque sont les Britanniques, 3e, qui parviennent in extremis à se qualifier en finale, au détriment des Australiens et des Français.

French Flair

La finale 100% anglo-saxonne se disputera elle aussi sur le fil du rasoir, dans un vent quasi nul. En tête dès la première marque, Spithill et son groupe concluent en beauté leur semaine tropézienne.

La Française Amélie Riou y est-elle pour quelque chose ? La stratégiste était radieuse, en tout cas, sur le podium de la remise des prix et James Spithill n’a pas manqué de la complimenter. Il y a peut-être un peu de French Flair dans cette équipe américaine coachée par Philippe Presti et gérée par une bayonnaise (voir encadré plus bas) !

Côté Français, en tout cas, malgré la petite déception d’avoir raté de peu la finale, le bilan est positif. Ce week-end, le groupe a vécu des moments forts et l’on sent, au sein de l’équipe, une dynamique positive. Les tricolores gagnent d’ailleurs une place au classement général de la saison (5e) après 5 Sail Grands Prix.

Les Anglais, de leur côté, renouent avec le podium provisoire (ils font un bond de deux places), derrière l’Australie et la Nouvelle Zélande qui commencent à creuser l’écart.

L’armada se retrouve dans deux semaines à peine à Cadix, pour le Spain Sail Grand Prix (24-25 septembre) qui marquera la mi-saison et la fin de la tournée européenne des F50.

ILS ONT DIT

Quentin Delapierre, pilote du F50 tricolore : « Un coup ça passe, un coup ça ne passe pas. Il faut accepter le jeu et gérer la frustration. Une part de moi est satisfaite de n’être qu’à un point de la finale derrière les Anglais. Et je me