Conférence de presse ACWS Toulon

Pour la deuxième fois de son histoire, la Coupe de l’America revient en France. Dès demain commence le Louis Vuitton act à Toulon où Franck Cammas et son équipe compte bien briller.

Ce jeudi a eu lieu la conférence de presse officielle de l’ACWS de Toulon au Palais des Congrès avec Franck Cammas, Ben Ainslie, Dean Barker, Nathan Outteridge, James Spithill et Glenn Ashby. Tous les bateaux ont été mis à l’eau et les équipes ont peu s’entraîner l’après-midi, notamment Tom Slingsby qui s’est fait un peu peur.

Le village ouvrira ce vendredi avec la Fan Zone ouverte au public dès 11 heures, un grand show aérien Redbull et la parade des bateaux. Sur l’eau, la journée prendra des airs de répétition générale avec quatre manches d’entraînement au programme dès 14h00.

Ils ont dit :
Franck Cammas, skipper de Groupama Team France : « Notre point fort c’est le petit temps. Nous avons eu de bons résultats dans ces conditions. Notre courbe de progression est bonne, mais celle des autres aussi ! Au fil des épreuves, nous avons connu des hauts et des bas. J’espère qu’à Toulon, nous serons dans les hauts ! On a beaucoup travaillé pour ça. On est particulièrement motivé, en tout cas. On a à cœur de montrer une belle image de ce qu’on est capable de faire ici. De montrer ces bateaux au public. Notre objectif est de créer une équipe à la mode française pour les 10 prochaines années »

Ben Ainslie, skipper de Land Rover BAR, en tête des Louis Vuitton America’s Cup World Series : « Le sud de la France fait partie des plus beaux endroits du monde. Cela fait longtemps que je n’ai pas navigué dans le coin. Mais ce que je vois, c’est un site super, le plan d’eau est génial, la météo semble parfaite pour ce week-end. Notre objectif : gagner ! Rester dans le top 2 de ces séries. Mais ça va être serré, notamment avec notre poursuivant ORACLE TEAM USA qui est en pleine montée en puissance. »

Tom Slingsby, barreur et skipper de ORACLE TEAM USA, remplaçant de James Spithill, blessé au coude : « Ce sera ma première fois à la barre du bateau sur ces régates. C’est excitant mais un peu stressant. Le costume est un peu grand pour moi ! Et puis il ne reste plus que deux épreuves, si ça se passe mal, on peut tout perdre. James Spithill a des problèmes de tendons au coude depuis la dernière Coupe. Après Portsmouth, il a dû se faire opérer. C’est une chance pour moi, mais peu m’importe d’être skipper du bateau. Ce qui est important c’est de gagner. Du coup c’est Sam Newton qui me remplacera au poste de tacticien ».

Dean Barker, skipper de SoftBank Team Japan, à propos du foiling tack (l’équipe a été la première à réussir un virement de bord sur les foils, ndr) : « Depuis le début de l’America’s Cup, il y a toujours des théories traditionnelles qui disent qu’on ne peut pas faire certaines choses. Le challenge a toujours été de repousser ces limites, de faire mentir ces théories. Au début des foils, on pensait qu’il était difficile ou presque impossible de garder le bateau stable hors de l’eau. Maintenant, tout le monde y arrive. Mais rester en permanence hors de l’eau, au portant et au près et pendant les manœuvres, ça, c’est une autre affaire. C’est le grand objectif pour 2017. »

Philippe Presti, coach de ORACLE TEAM USA : « Oui, remporter les Louis Vuitton America’s Cup World Series c’est important ; cela permet d’entrer dans les Qualifiers avec deux points d’avance et on a envie de mettre ça dans notre poche ! Même si les AC45 sont différents de nos futurs bateaux, notamment au plan technique, ces épreuves restent une bonne préparation générale pour travailler les départs, la tactique, la stratégie. On apprend beaucoup dans ces situations de stress, on approfondit les relations tacticien-barreur. On travaille beaucoup là-dessus en ce moment ! Tom Slingsby, le remplaçant de James Spithill, ici à Toulon n’a jamais barré et skippé le bateau, mais c’est un super naviguant ! On ne lui met pas de pression, on a conservé à bord la même cellule de manœuvre, donc il devrait s’éclater et être libéré. Sinon, le fait que ces régates aient lieu en France, c’est un bonheur fou ! C’est joli à la télé mais montrer ce qu’on fait et toucher l’épreuve du doigt, c’est génial. »

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here